Cette année-là

28 déc

Une année c’est long et court à la fois, je peine à réaliser tout ce qui s’est passé depuis le 1er janvier 2019.

A minuit, je pleurais dans les bras de Charles, terrorisée à l’idée de commencer une année « sans aucun jour physique avec Léo ». L’année 2018 était celle de sa mort mais aussi celle où j’ai pu le serrer une dernière fois dans mes bras. C’était un déchirement de la quitter. Encore un. Nous nous sommes couchés assez tôt, nous qui étions plutôt fêtards. Notre seule préoccupation était de vite rentrer chez nous, au petit matin, pour retrouver Oscar, notre chien. Cela peut paraître bête mais on culpabilisait de l’avoir laissé seul pendant ces longues heures. Toute notre vie, nous appréhenderons de laisser les personnes (et boule de poils), dont nous sommes responsables, seules, comme si tout pouvait arriver en dehors de notre présence. Comme c’est arrivé pour Léo. Lourd traumatisme. Je me rappelle, donc, avoir ouvert les yeux après un Jour de l’An en demi-teinte. Nos cœurs n’y étaient pas.

Nous nous sommes lancés dans cette nouvelle année avec le peu de force qu’il nous restait. Un infime reliquat qui émanait de je ne sais où. Plus l’on se rapprochait des 1 an sans Léo, plus les premières fois faisaient mal. Premier vrai contre-coup, premier épisode dépressif, première fois où nous sommes incapables de sortir de notre lit et de chez-nous.

Le 26 mars est arrivé avec une étouffante lenteur. Une année sans Léo. Il n’y avait rien à dire.

Et puis, nous avons repris une grande respiration, notre grande respiration, bénéfique, salvatrice, euphorique. Nous étions vivants !

Charles a changé de travail, deux fois, moi je me suis lancée dans une merveilleuse reconversion professionnelle. Nous donnons du sens à nos carrières qui ont toujours été importantes à nos yeux mais qui ne serons plus prioritaires à tout. On a compris la leçon : la famille avant tout.

Après, un décompte, qui pour la première fois depuis longtemps, s’avère savoureux, nous vivons notre mariage, Charles et moi, Papa et Maman d’un Petit Astronaute, les yeux rivés vers notre Etoile. Notre Etoile Léo. Nous nous disons oui : oui à l’amour, oui à la vie, oui à la résilience, oui à notre avenir, oui à notre famille, oui à notre autre et nouveau bonheur.

Nous passons un bel été dans notre Maison du Bonheur où nous nous ressourçons auprès de nos proches, de notre garde rapprochée, mais aussi auprès de verdure et de soleil.

Et puis le miracle du miracle se produit. Je tombe enceinte. Léo va être grand frère. Un ascenseur émotionnel mais un vrai sentiment de bonheur. Enfin. Un bonheur qui pointera le bout de son petit nez à la fin du Printemps prochain.

Nous avons réussi à fêter l’anniversaire de Léo, ses deux ans et Noël, le second sans lui, en profitant et non en subissant. Nous terminons l’année, le cœur rempli d’amour et d’espoir. Nous sommes fiers de tout ce que nous avons accompli et de tout ce que nous prévoyons pour l’an prochain.

Nous nous souhaitons et nous vous souhaitons une belle fin d’année et une belle prochaine année.

La Famille du Bonheur.

Article Année 2020

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Charles Pestana

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